Nous nous associons au communiqué de presse du GIFAP ainsi qu’à une très large majorité des acteurs de la filière pêche de loisir pour exprimer notre vive préoccupation face à l’accumulation récente de contraintes réglementaires pesant sur notre activité.
Depuis toujours, nous sommes conscients que la pratique de la pêche doit évoluer en tenant compte des enjeux liés à la ressource et à l’environnement. Nous ne contestons ni la nécessité d’agir, ni celle d’adapter certaines pratiques. Au contraire : nous souhaitons être pleinement parties prenantes des évolutions nécessaires et contribuer, de manière constructive, aux solutions durables.
Ce que nous dénonçons aujourd’hui, ce sont des mesures successives, souvent décidées sans réelle concertation, parfois insuffisamment étayées, et qui donnent le sentiment que la pêche de loisir devient une variable d’ajustement commode. L’impression qui domine est celle d’un déséquilibre : des restrictions renforcées pour la pêche récréative — qui ne représente qu’une part limitée des prélèvements — alors que les efforts exigés d’autres segments apparaissent moins visibles ou moins contraignants.
Lorsque des mesures ciblent principalement la pêche de loisir sans s’inscrire dans une approche globale et cohérente incluant l’ensemble des acteurs ayant un impact significatif sur la ressource, leur efficacité environnementale interroge. Au-delà des contraintes imposées aux pratiquants, nous craignons qu’elles ne produisent qu’un effet symbolique, sans impact mesurable à la hauteur des enjeux.
Notre inquiétude est double.
En tant que passionnés, nous constatons un cadre réglementaire toujours plus complexe, qui fragilise l’attractivité d’un loisir déjà soumis à de nombreuses évolutions sociétales. Le risque de découragement d’une partie des pratiquants est réel.
En tant qu’acteurs économiques — fabricants, importateurs, distributeurs de matériel de pêche — nous regrettons que le poids de notre filière soit rarement pris en considération dans les arbitrages publics. La pêche récréative en France représente un marché estimé à environ 3 milliards d’euros, entièrement financé par l’initiative privée, et participe activement à la vitalité économique et sociale de nombreux territoires ruraux et littoraux. Derrière ces chiffres, il y a des entreprises, des emplois, des savoir-faire et des engagements locaux.
Nous appelons à une approche équilibrée, fondée sur la concertation, la cohérence et l’équité entre les différents usages de la ressource. Préserver les milieux et assurer l’avenir de la pêche sont des objectifs que nous partageons. Encore faut-il que les décisions prises soient proportionnées, justes et réellement efficaces.
La filière pêche de loisir est prête à dialoguer. Elle demande simplement à être entendue.
Merci de prendre connaissance, et de relayer si vous le souhaitez, ce communiqué du GIFAP.
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