Open Bar de Saint-Valéry-en-Caux 2026 : une première édition pleine de promesses 🏆
Les 20 et 21 juin 2026 se tenait la toute première édition de l’Open Bar de Saint-Valéry-en-Caux, organisée par l’association Squale Club Valeriquais. Initialement programmée deux semaines plus tôt, la compétition avait finalement été reportée en raison de conditions météorologiques défavorables.
Avec mon binôme, Romain Fournier, nous découvrons totalement le secteur. Nous disposons seulement de quelques retours de pêcheurs locaux ainsi que des précieux conseils de Bruno Pebe, qui connaît parfaitement cette zone pour l’avoir déjà pêchée à plusieurs reprises.
Pour être capables de répondre à toutes les situations, nous décidons d’embarquer pas moins de 11 ensembles. Un choix qui s’avérera déterminant tout au long du week-end.
Notre sélection de cannes
- Tenryu Akuru SP 80MH
- Tenryu Akuru SP 710MH
- Megabass Cookai 76MH+S
- Tenryu Fast Finesse M
- 2 Tenryu Injection 82MH
- 2 Tenryu 76M
- 2 Tenryu 79H
- Tenryu 82M

Jour 1
Après une courte nuit et un réveil difficile, le briefing débute à 4 h 45. À 5 h 10, nous quittons le port sous des conditions idéales. La mer est belle et le lever du soleil est tout simplement magnifique.
Notre stratégie est simple : mettre les gaz pour être les premiers au fond de la zone. Un pari osé… qui s’avère gagnant. Une fois arrivés, nous constatons que nous sommes les seuls à avoir tenté ce choix.
Je débute avec un MadSlug Black Iwashi, persuadé que sa silhouette discrète sera idéale dans cette faible luminosité et cette eau légèrement teintée. De son côté, Romain mise sur un Madshad 130 animé en traction.
Les poissons restent timides, mais je déclenche rapidement deux touches qui se concrétisent par deux bars de 60 et 59 cm. Nous décidons immédiatement de les faire mesurer : sur une compétition comme celle-ci, chaque point compte. Les commissaires étant relativement éloignés, nous profitons du trajet pour repenser totalement notre stratégie. Nous mettons le cap sur un plateau où le courant accélère, un secteur qui semble capable d’abriter des poissons de meilleure taille. Le choix est payant.
En seulement deux dérives, je complète notre quota avec plusieurs bars d’une cinquantaine de centimètres en balayant différentes couches d’eau au MadSlug. Le quota est assuré, mais nous savons qu’il faudra rapidement monter en taille pour espérer jouer les premières places.
En observant la dérive, la vitesse du courant et la nature du fond, je me tourne vers Romain :
« Il faut passer au Dark Sleeper. Je suis convaincu que c’est le leurre qui va sélectionner les gros poissons. »
Nous nous décalons légèrement afin de nous éloigner des autres concurrents et commençons à gratter méthodiquement chaque caillou.
Je choisis le coloris Blennie, dont la ressemblance avec un crabe vert est bluffante. C’est une couleur qui m’a déjà offert de très belles pêches lorsque l’eau est légèrement teintée.
Le résultat est immédiat. À chaque dérive, nous capturons deux à trois poissons, sous les yeux de concurrents voisins qui peinent à enregistrer la moindre touche.

Notre quota devient de plus en plus solide, mais il manque encore un ou deux très beaux poissons pour réellement faire la différence.
Lorsque la marée s’inverse, le début du montant crée un courant parfait pour exploiter à nouveau les Dark Sleeper dans les cailloux pêchés au baissant. Cette fois, l’eau est devenue très claire. Je passe donc sur le coloris Gobie et les touches s’enchaînent.
Puis arrive LA touche. Je me tourne immédiatement vers Romain :
« Prépare l’épuisette… celui-là est gros ! »
Le combat sur la Megabass Cookai 76MH+S est puissant et lorsque le poisson arrive enfin en surface, Romain me lance :
« C’est quoi comme poisson ? 😂 »
Le bar est tellement gras, sombre et doté d’une tête énorme que, pendant une seconde, je me pose moi aussi la question.
Une fois dans l’épuisette, nos regards se croisent, les sourires se dessinent puis quelques cris de joie résonnent !
Nous filons le faire mesurer afin qu’il reparte rapidement dans les meilleures conditions.
Verdict : 67 cm.
Pas le plus long, mais probablement l’un des plus massifs que nous ayons pris cette saison. Nous repositionnons immédiatement la dérive.
Premier lancer : rien.
Deuxième lancer.
Romain me regarde et me lance :
« Prépare l’épuisette… le mien aussi est gros ! »
Sa Tenryu Akuru 710MH maîtrise parfaitement le combat, Romain bride le poisson pour ne lui laisser aucune chance. Il apparaît, presque identique au précédent.
À cet instant, une seule question nous traverse l’esprit :
Mais qu’est-ce qui se passe sur cette zone ?
L’émotion est énorme mais un doute commence à s’installer car si tous les concurrents vivent la même chose… Les scores vont être monstrueux !
Nous terminons finalement cette première manche avec un superbe quota :
67 / 66 / 61 / 60 / 60 = 314 points.
De retour au port, les discussions avec les copains nous laissent penser que nous avons réalisé une très belle journée.
À 18 h 30, les résultats tombent. Nous sommes premiers avec 16 cm d’avance sur les deuxièmes.
Une belle avance mais en compétition, rien n’est jamais joué !
Nous allons nous coucher avec un seul objectif : Reproduire la même performance le lendemain.
Jour 2
Après un café et le briefing matinal, nous repartons plus motivés que jamais.
Notre idée est simple : Arriver les premiers sur les postes de la veille afin de refaire la même pêche au Dark Sleeper.
La première dérive est encourageante avec cinq bars au bateau… mais aucun maillé.
En levant les yeux, nous comprenons que nous sommes bien encerclé et qu’une bonne partie des concurrents pêche désormais avec un Dark Sleeper.
L’eau est teintée alors nous optons donc pour des coloris plus sombres. Je prends plusieurs poissons sur le coloris Motelle, tandis que Romain enchaîne quelques captures avec le coloris Donko.
Nous remplissons le quota, mais la moyenne tourne autour de 55 cm. Clairement insuffisant.
Nous décidons alors de tenter un véritable coup de poker : Quitter complètement la zone.
Direction un secteur beaucoup moins fréquenté.
Nous y retrouvons Erwan Devaux, qui a eu exactement la même idée quelques minutes avant nous. Pendant qu’il pêche plus au large, nous choisissons de cibler les cailloux de travers avec des X-Layer Giant coloris Ayu et Waka.
Romain prend une confiance incroyable et enchaîne quatre très beaux poissons, dont un 57 cm puis un 60 cm, qui nous redonnent énormément d’espoir.
À cet instant, un seul poisson de 60 cm figure dans notre quota. Il faut donc remplacer les quatre autres pour dépasser à nouveau les 300 points. Le courant ralentit progressivement alors je propose alors un léger décalage. Quelques oiseaux travaillent discrètement et l’activité paraît faible. Mais le sondeur affiche quelques échos à 12 mètres.
Je prends alors la Tenryu Akuru 80MH équipée d’un Drag Metal Shot 30 g, un jig muni d’une palette qui fait souvent la différence sur les poissons décollés.
Premier lancer …
CRACK ! 62 cm.
Deuxième lancer : pendu.
Troisième lancer : Encore pendu.
Cette fois, aucun doute, nous sommes tombés sur un véritable pic d’activité. Les poissons s’enchaînent jusqu’à ce que Romain mette lui aussi au sec un magnifique poisson de 60 cm.
Le soulagement est immense. Nous savons que nous avons fait le maximum.
Nous rentrons au port avec le quota suivant :
62 / 60 / 60 / 58 / 57.
Un peu moins solide que la veille, mais suffisant pour croire encore à la victoire.
Le verdict
Les résultats tombent enfin.
Nous conservons notre première place ! 🏆
Nous remportons cette première édition de l’Open Bar de Saint-Valéry-en-Caux avec 28 cm d’avance sur les deuxièmes.
Erwan Devaux complète le podium avec une très belle troisième place.
Cette victoire récompense une excellente lecture des postes, des choix tactiques assumés, des changements de stratégie au bon moment et, surtout, une vraie complémentarité avec Romain durant tout le week-end.
Un immense merci à l’ensemble des bénévoles du Squale Club Valeriquais, aux commissaires, ainsi qu’à tous ceux qui nous ont encouragés avant et pendant cette compétition.
Rendez-vous l’année prochaine pour défendre notre titre !












